Présentation
Le projet
Le programme
Les blouses roses
Partenariat
Actualité
Dossier de communication
Photos
Liens
Contact
 
 
     
[ 06/11/2007 ]
UNE TRANSAT SOLO EN POCHE !

Les cheveux hirsutes et la mine fatiguée, Thibault a posé pied à terre, le 2 novembre à 12h00 TU. L’arrivée dans le port de Salvador de Bahia fut un moment très fort pour notre skipper. Devant la famille et les amis qui l’attendaient sur le ponton, après 27 jours 43 minutes et 28 secondes de mer, Thibault ne mesuraient pas sa joie. Il termine 36ème au classement série.

Une petite déception, bien sur, de ne pas figurer dans le haut du tableau, mais aucune rancœur, ni regrets, l’aventure était trop belle, trop intense, il fallait la vivre jusqu’au bout. C’est chose faite.

Chargée d’imprévus, de moments magiques, de situations improbables, de langoureux moments dans la pétole ou des coups de bastons parfois intraitables, cette traversée restera à jamais gravée dans la mémoire de Thibault et de tous ceux qui ont suivi son épopée.

Dans un long mail, Thibault m’a livré un peu de son laborieux voyage. Je vous fais donc part de cette très belle histoire.

« Au départ de Madère, on est pas mal. La météo était un peu compliquée avec les Canaries en ligne de Mire. Deux solutions prédominent, partir en plein dans l’archipel ou bien jouer complètement l’extérieur. Le routage privilégie finalement un passage entre Gran Canaria et Tenerife. Mais là, c’est la molle. Je ne perds malgré tout pas trop de places sur ceux resté sur la route extérieure. La nuit, quant à elle fut dantesque, 45 nœuds de vent. Mais j’étais à fond. »

Après cela, Thibault reviens sur ce qui lui a valu de devoir faire escale au Cap Vert.

« Le lendemain, lors d’une longue journée sous petit spi dans un vent mollissant 15-19 nœuds, un de mes safrans pète. Le bateau part à l’abattée et mon groupe électrogène tombe à l’eau. Malgré mes efforts pour essayer d’installer le safran de secours, la mer était trop formée pour y arriver. Gros coup au moral, parce que cette fois, je sais que les places d’honneurs filent devant moi et que la course n’est plus la même désormais.
Je navigue donc toute la journée sur le même bord, mais il était grand temps que j’empanne. J’ai donc réessayé de changer le safran ; cette fois-ci je fais tomber un des axes du gouvernail dans l’eau. Ca continu !

En essayant malgré tout d’empanner, mes bastaques passent sous la bôme et en allant tout décrocher, la bôme me projette sous le vent en plein sur les « winchs ». Choqué, victime de sueurs froides, pris de nausées et de frissons, je rampe à l’intérieur du bateau on je dors pendant 2 heures. A mon réveil, je ne vais vraiment pas bien et décide d’enclencher le bouton jaune de ma balise afin de demander un avis médical.

Au matin, je vais un peu mieux, j’ai assez mal mais avec des antidouleurs ça passe, je navigue toujours, mais sur le mauvais bord. Je commence alors ma longue route vers Mindelo. Sans groupe électrogène je dois passer pas mal de temps à la barre et avec les médicaments qui me font somnoler ce n’est pas évident.

Arrivé à Mindelo, je confie la réparation de l’axe de safran et fonce faire une radio à l’hôpital. Côté médical, c’est ok, la pièce pour mon safran sera prête le lendemain et je trouve un groupe électrogène d’occasion. Je repars motivé pour rattraper et faire un milieu de tableau en s’arrachant bien.

A 200 milles de Mindelo, toute la cadène d’étai et le bout dehors pète. Je pense repartir vers Mindelo, pour réparer. Après, jusqu’au Brésil il n’y a plus rien pour s’arrêter. Et puis je calcul, retourner là-bas, 2 jours pour réparer… Non là ce n’est plus la course. Je bricole un bout dehors improvisé et cap vers le Pot au noir.
5 jours de galère, il tient bien sa réputation, et puis ce n’était pas facile de faire avancer le bateau avec toutes ses réparations.

Et puis finalement, un long bord de près, où je priais que mes bricolages tiennent le coup, sur cette allure qui tire pas mal sur le bateau. Ca a tenu ! Objectif : ne pas finir dernier et rattraper Greg Magné.
Le long du Brésil, je fais avancer le mieux que je peux, mais je préserve le bateau et
j'avance tranquillement, ca serait bien de ne pas démâter a 100 miles de
l'arrivée et je flippe toute la fin!!!

L'arrivée ?... magique, mais un peu amer... j'ai bien passé la course à ronger
mon frein... et j'ai bien mis le temps à décrocher...
Maintenant, on se détend et on se lave la tête. Objectif : refaire un bon plan
pour la suite sur des bases hyper fortes et construites !!! Retour en France, le
19 !!! »

Thibault n’a peut être pas gagné cette course, mais il a gagné le respect de tous face à sa détermination et à sa volonté d’aller jusqu’au bout cette traversée, si longtemps convoitée. On ne pourra désormais plus la lui reprendre, cette transat 6.50, lui appartient pour toujours.



[ 17/10/2007 ]
CA REPARE ET CA REPART

Thibault a quitté le Cap Vert relativement vite. Après avoir consulté le médecin, il s’est avéré que rien de sérieux ne menaçait son dos. Or mis la douleur, il n’y a rien de cassé ou d’endommagé.

Heureux de pouvoir reprendre la mer sans contre-avis du médecin, Thibault a réussi à se procurer de quoi réparer et remplacer les safrans de son bateau. La remise d’aplomb de sa fière « monture » s’est apparemment déroulée assez rapidement.
Il est donc reparti ! Vers ce Brésil tant attendu. Muni d’un nouveau groupe électrogène, qu’il a trouvé d’occasion à Mindelo, Thibault s’élance désormais à la poursuite de la flotte.

L’arrêt au stand aura été bref et productif, le skipper et son bateau son désormais d’attaque et n’arriverons certainement dernier de l’autre côté de l’Atlantique.



[ 15/10/2007 ]
ARRET AU STAND POUR THIBAULT !

Comme je vous l’expliquais dans la dernière « news », Le bateau « Les Blouses Roses – Colas » a subi une belle avarie lors d’un sacré coup de vent dans la nuit du 8 au 9 octobre. La perte du groupe électrogène et d’un safran ne sont malheureusement pas les seuls problèmes à affronter. En effet, depuis, Thibault souffre beaucoup du dos. C’est pourquoi, il fait actuellement escale à Mindelo au Cap Vert pour faire une radio du dos et tenter de réparer son safran.

Dans sa manœuvre d’équilibriste pour tenter de démonter son safran endommagé, Thibault s’est blessé au dos. C’est à ce moment que le bateau est reparti en « vrac » et a fait chuter notre skipper sur un winch. Depuis, Thibault navigue avec un seul safran et sous une forte dose d’antalgique, ce qui a fait la fâcheuse conséquence de le faire somnoler. Avec des économies d’énergie à faire, cette fatigue n’est évidemment pas de bonne augure.

Malgré la situation plus que difficile, Thibault a tenu le coup en menant son bateau à une moyenne de 5 nœuds sur les 6 derniers jours. La veille de son escale à Mindelo, le bateau filait à 6,7 nœuds de moyenne. Fatigué, blessé et muni d’un seul safran ; dans le milieu de la voile, on appelle cela une très belle performance.

Mais nous reconnaissons bien là Thibault et son légendaire dicton : « Ne rien lâcher, grrr… ». Comme les 2 leaders actuels en série, Thibault avait choisi l’option Est Canaries pour sa descente vers le Cap Vert, ce qui lui promettait une belle remontée sur la flotte de minis.

Evidemment déçu de cette escale forcée, notre champion espère repartir très vite du Cap Vert pour aller au bout de l’aventure et de ses engagements envers ses partenaires et tous ceux qui suivent son périple et le soutiennent.

Nous attendons désormais la décision des médecins pour vous informer de la suite des évènements. Mais quoi qu’il arrive, les pensées de Thibault vont vers vous tous qui croyiez en lui et son projet, vous qui l’accompagniez dans cette magnifique aventure et qui croyiez en sa volonté et son potentiel.



[ 11/10/2007 ]
MAUVAIS COUP POUR THIBAULT !

La Transat 6.50 bat son plein depuis presqu’une semaine sur la route du Brésil. La flotte a désormais atteint le Cap Vert et s’apprête à entamer la grande traversée. Tous ceux qui avaient décidé de choisir l’option Ouest pour une descente le long des côtes africaines afin de trouver assez vite le système d’alizé n’ont pas été déçus. Une moyenne de 20-25 nœuds de vent avec des claques très fortes, a cueilli les concurrents au large des Canaries.

Il y a deux jours, Thibault s’est retrouvé dans une zone de vents violents, un fort flux de secteur Nord-Est a balayé une partie de la Flotte au passage des canaries. Presque 40 nœuds parfois ses ont abattus sur le bateau « Les blouses roses – Colas ».

Dans ces conditions Thibault a cassé l’un de ses safrans. Cette avarie a contraint le bateau à partir au lofe, « le vrac complet », dirait un skipper. Dans cette manœuvre plutôt brusque, Thibault a malheureusement perdu son groupe électrogène.
Si, il a pu remplacer le safran par celui de secours qu’il possède à bord par sécurité, Thibault devra désormais faire preuve de prudence sur l’économie d’énergie. Ses seules ressources étant collectées depuis par son unique panneau solaire.

Quelles répercutions cette avarie peut entraîner ?

Devoir réduire sa consommation d’énergie, signifie réduire l’utilisation des quelques instruments électroniques autorisés. Il faut donc faire les choses vite, écouter le classement, la météo ou encore ne pas trainer à la VHF avec les bateaux alentours.

Le plus difficile restera néanmoins de ne pas trop user du pilote automatique, qui s’avère être l’instrument qui consomme le plus, mais aussi l’instrument le plus indispensable pour skipper. Il tient le rôle de remplaçant lorsque celui-ci va se couche ou réalise des manoeuvres. Thibault se retrouve donc avec un suppléant par intermittence.
La gestion du sommeil prend donc une toute nouvelle tournure.

Malgré tout, Thibault semble garder le moral et compte bien rallier Salvador de Bahia comme tous les autres concurrents, dont certains ont aussi été victime d’avaries plus ou moins graves.



[ 6/10/2007 ]
CACHACA NOUS VOILA !

Cette fois-ci, on ne rigole plus ! Les 88 concurrents ont quitté Funchal, hier à 12h17 heure locale, 13h17 heure française, après un rappel général. C’est un Thibault en pleine forme qui file désormais vers le Cap Vert.

La veille du départ, Thibault avait vraiment hâte de partir. Très content de sa 2ème place (4ème au scratch) lors du prologue organisé dimanche dernier, il se sentait prêt et confiant. « Madère c’est vraiment sympa, mais il est temps de partir, je suis impatient. On ne devrait pas avoir beaucoup de vent au départ, mais je vais essayer d’aller le chercher dans l’ouest. » m’a expliqué Thibault avant de partir.

Comme prévu, le vent était plutôt faible sur la ligne de départ, seulement 5-7 nœuds de Sud-Est soufflaient dans les voiles des « ministes ». C’est donc une flotte très compacte qui a filé vers le sud au coup de canon.

Trois options se dessinent alors. Jouer avec les côtes africaines, suivre la route directe ou bien tenter le coup par le large pour chercher la pression et toucher le régime des alizés. Pas facile d’évaluer les chances de chacune, le verdict de la meilleure option devrait tomber une fois le passage de la porte du Cap Vert effectué.

Pour le moment, Thibault suit toujours la route ouest qu’il avait choisie avant le départ en accord avec ses infos météo. La plupart des concurrents ont misé sur cette option et en attendant que le vent se lève il sera difficile de les départager.
Actuellement, « Les Blouses Roses – Colas » stagne en milieu de flotte comme ses camarades. En effet, on peut dire que la nuit n’a pas été propice à l’enregistrement de vitesse record. Empétolés au milieu de la dorsale, les minis n’avance pas. Le vent devrait fraîchir en début de soirée et permettre à tout le monde de se réveiller un peu.

Patiente, patiente. Lorsque l’on connaît l’énergie de Thibault, on se demande bien comment il fait pour rester Zen dans la pétole. « A terre, je ne suis pas capable de rester en place, mais sur l’eau c’est différent, la sensation n’est pas la même et on prend le temps de réfléchir. Ca gamberge pas mal dans la molle. Mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps non plus ».



[ 04.10.2007 ]
DANS 2 JOURS, LES GRANDES MANOEUVRES !

A deux jours du départ, Thibault est prêt et serein pour la suite. Le départ de la deuxième étape sera donné samedi 6 octobre à 12h02 heure locale, c'est-à-dire 13h02 heure en française. Pas de match de Rugby pour la flotte de Mini.

Tout va bien à Madère, le soleil brille toujours, les skippers se reposent et commencent désormais à se concentrer sur la traversée de l’Atlantique. Thibault a bien profité de cette belle semaine pour vérifier et optimiser de petites choses sur son bateau. Il a réparé sa poulie de « Bout dehors » qu’il avait cassé peu après le départ de La Rochelle et qui lui avait valu de se faire passer par plusieurs de ses collègues.

Côté détente, notre ami s’est offert un peu de fiesta avec les copains évidemment et un peu de tourisme. Un petit tour de l’île, des paysages superbes et quelques plongeons dans la piscine artificielle du Nord de Madère. La côte est vraiment escarpée par là-bas, on ne trouve donc pas beaucoup de plages, les habitants vivent en hauteur, perchés sur leurs falaises.

Posté sur la pointe Ouest, on devinerait presque le Brésil, mais la route est longue pour découvrir ces contrées. Il faudra plus de deux semaines pour rejoindre le pays de la fête et du carnaval. Les conditions météo seront plutôt calme pour le départ et il faudra attendre 2 jours avant que l’alizé se reforme ; il ne sera malgré tout pas très établi et la descente vers les Canaries risque d’être assez tactique. Espérons que ces vents faibles portent bien Thibault dont le bateau avance plutôt bien dans le petit temps.

En attendant samedi, les coureurs profitent de leurs derniers moments à terre pour tout vérifier et faire une petite cure de sommeil et de bons repas.


En savoir plus : www.transat650.org


[ 25.09.2007 ]
SOUS LE SOLEIL EXACTEMENT !

Thibault est bel et bien arrivé ! Il a franchi la ligne à 10h, ce matin un peu épuisé par sa nuit blanche à la barre de « Les blouses roses – Colas ». Content de poser pieds à terre, mais un peu déçu de son classement, Thibault m’a appelé à 16h, au moment même où je vous envoyais la dernière brève.

Malgré la fatigue, c’est un Thibault branché sur 220 volts qui m’a raconté avec excitation sa route vers Madère où il fait apparemment une chaleur impressionnante.

Comment vas-tu ?
« Ca va bien ! Je suis arrivé. J’ai fait une belle nav’, j’ai pris du plaisir et on a eu de belles conditions. Mais être derrière les autres dès le départ m’a un peu mis un coup au moral. »

Avec ses copains du pôle d’entraînement de Douarnenez, Thibault a pris une option peu payante en début de course. Une fois coincé derrière les autres, il s’est avéré difficile de remonter la flotte sur cette autoroute vers Madère. Les écarts qui se sont creusés, lorsque les premiers ont touché du vent frais, sont alors devenus irrattrapables.

Thibault est tout de même satisfait de la façon dont il a mené sa barque dans les conditions un peu molles présentes sur le golfe de Gascogne.
« C’est un peu énervant de courir derrière, mais j’ai bien navigué, j’ai fait de belles choses. En tout cas, j’étais concentré sur la course et je n’ai pas vraiment pensé à autre chose. »

Après le Cap Finisterre, les conditions étaient idéales. Un vent d’environ 20 nœuds, a mené le bateau vers sa destination dans de belles allures. C’est là que Thibault a tenté une option à l’Ouest qui n’a pas vraiment payé.
« J’ai tenté un coup un peu désespéré. Il fallait bloquer l’hémorragie de ceux qui filaient devant. J’ai pris un risque et ça n’a pas payé. »

Malgré cela, Thibault n’a pas perdu de places. Il faut savoir prendre des risques, c’est bien la preuve que notre skipper, ne lâche rien … ggrrr.

Et côté fatigue, comment ça va ?
« Ca roule. Les conditions tranquilles en début de course ont permis une bonne mise en jambe. J’ai réussi à suivre les cycles de sommeil que j’avais prévu. Cette nuit, par contre, je n’ai pas dormi. Dans les 25 nœuds de vent, je suis resté à la barre sans relâche pour rester dans la course et ne pas me faire trop rattraper. »

Alors, conclusion. Content ou pas content ?
« Pas content d’être là où je suis. Pas sur cette route et dans ces conditions. Mais content de mon bateau, il avance bien, je n’ai pas eu de casse et on a réalisé de belles choses ensemble. Je suis super confiant pour la suite. »

Thibault ne se laisse donc pas abattre, il a pas mal pensé à la 2ème étape durant les longues heures passées à la barre. Comment optimiser les qualités de son bateau, mieux gérer la météo qui ne sera pas du tout la même que pour cette descente vers Madère. C’est un skipper motivé qui quittera Funchal le 6 octobre !

Et alors, d’ici là, que se passe-t-il ?
« Trouver un endroit pour bien se reposer. Faire la check liste du bateau, de l’entretien et un peu de bricolage. 2 ou 3 jours pour oublier cette 1ère étape et se concentrer sur la 2ème. Et profiter des charmes de l’île qui nous accueille »

Un programme plutôt bien ficeler dans lequel Thibault n’oubliera pas d’intégrer l’envoi d’un petit mail et quelques photos pour nous donner de ses nouvelles.

Suivez la course (classements et cartographie) : www.transat650.org



[ 20.09.2007 ]
MIGRATION TRANQUILLE VERS LE SUD !

Partis depuis 3 jours, les aficionados du mini 6.50 continuent leur migration vers le sud. Les conditions dans le Golfe de Gascogne, prévues musclées si le départ n’avait pas été reporté, se sont avérées plutôt tranquille. Thibault pointe toujours à la 19ème place en série et 60ème au scratch, mais les bateaux devant lui ne sont qu’à quelques milles. Une descente tout en douceur (un peu trop…) jusqu’au Cap Finisterre où les alizés commenceront à porter la flotte jusqu’à Madère dans un vent plus soutenu.

Dès le premier soir, le vent a fraîchement tourné à l’Est et perdu de sa vigueur et c’est dans environ 6 nœuds que la traversée du Golfe s’est déroulée. De mauvaise augure pour Thibault qui affectionne plutôt les vents forts. Passer les 2 anticyclones qui mangent l’Atlantique actuellement n’est pas de tout repos.

Contrairement à ce que l’on peut penser, lorsque les vents sont faibles, les skippers ne dorment pas beaucoup. Faire avancer le bateau est un travail de chaque instant. Il faut sans cesse changer les réglages de voiles et chercher le moyen de toucher de l’air. De longs moments d’interprétation météo ont du avoir lieu sur « Les Blouses Roses – Colas ». Surtout que notre skipper est un « taré » de la météo, il passe des heures à établir sa stratégie.

Coincé pendant un temps, dans ce vent faible de secteur Est qui baigne la côte nord espagnole, Thibault n’a pas suivi la route qu’il pensait suivre la veille du départ. En effet, il avait prévu d’aller jouer plus près des côtes espagnols, mais est finalement resté plus en retrait. Xavier Haize, un autre concurrent qui avait tenté cette option risquée n’a pas récolté les fruits de sa stratégie. Son erreur aura sûrement été de partir trop vite, à l’approche de la côte nord portugaise, la flotte a plongée comme lui, vers le sud où la pression était plus forte. Mais en allant se chatouiller aux côtes un peu trop tôt, il a perdu plusieurs places au classement.

Isabelle Joschke, en pôle position depuis mardi, a enroulé la pointe espagnole, hier après-midi et file désormais au portant dans 25 – 30 nœuds. Au portant, sous spi, la route promet d’être ponctuée d’empannages en série. Cela signifie pas mal d’heures à passer sur le pont. La talentueuse franco-allemande et ses poursuivants les plus proches ont laissé le reste de la flotte aux prises avec les petits airs de la Corogne et le renforcement de l’anticyclone.

Néanmoins tout le monde ne devrait pas tarder à être concerné par l’alizée portugais, éveillant davantage encore la vigilance des skippers. Barrer, régler sans cesse, et déclencher les empannages au bon moment pour conserver son cap et sa rapidité.
Ne pas partir à l’abattée, ne pas casser, une belle nuit de veille s’annonce pour Thibault qui doit commencer à accumuler un peu de fatigue.

La bonne nouvelle c’est que le vent va enfin souffler dans les voiles et qu’il y aura du jeu, de la tactique et beaucoup de réflexion. Les occupations favorites de Thibault pour passer une bonne nuit en mer.

Suivez la course (classements et cartographie) : www.transat650.org


En savoir plus : site de la Transat


[ 18/09/2007 ]
CETTE FOIS-CI, C’EST PARTI !

Le départ de la transat 6.50 a finalement été donné aujourd’hui à 12h30 au pied du Fort Boyard. Après avoir passé une dernière marque devant la maison de la Charente maritime, les 89 concurrents se sont élancés vers le sud, le cœur balançant entre l’excitation de partir enfin vers ce rêve que beaucoup portent depuis plusieurs années, et l’appréhension d’un voyage long et fastidieux semé de surprises en tout genre. Les piles chargées à bloc, et fort de sa belle performance de dimanche lors du prologue, Thibault a pris le large avec sérénité.

Ils étaient nombreux dimanche à La Rochelle, venus encourager les skippers et balancer un dernier « Salut, bon vent ! » auprès de la ligne de départ. Face au report du grand jour, l’équipe d’organisation a organisé un prologue entre l’île d’Aix et le Fort Boyard, afin de permettre aux familles, amis et partenaires de passer la journée sur l’eau avec la flotte de minis.

De bon matin (6h00), passage des écluses oblige, les bateaux ont quittés le vieux port pour un départ lancé à 11h00. Dans un vent un peu faible, les concurrents se sont élancés dans un beau parcours côtier. Un spectacle magnifique en vue du nombre record de bateaux et du soleil radieux qui éclairait le plan d’eau ce dimanche. Malheureusement le manque de vent dans l’après-midi s’est soldé par une nouvelle annulation, mais Thibault, qui pointait en tête des bateaux de série et 6ème au scratch, a vraiment savourer ce parcours écourté. De quoi partir en confiance

« C’était une super journée ! Avec mon ami Romain comme équipier on a fait une belle course. Au moment où l’organisation a décidé d’annuler on allait dépasser quelques protos devant nous, on aurait pu finir 4ème au scratch. J’étais surtout heureux de savoir ma famille et mes amis sur le plan d’eau avec moi, mon petit frère et ma soeur n’avait jamais vu mon bateau naviguer ».

Avis aux autres concurrents, Thibault est dans la place et une chose est sûre il ne va « rien lâcher…ggrrrr… »


Ce matin à 12h38 exactement, ce n’était pas la même chanson. Cette fois-ci c’est parti. 1100 milles devant lui à parcourir, Les blouses roses – Colas a filé vers le sud dans un vent établi de secteur Nord – Est. Des conditions idéales pour ce départ. Un soleil magnifique, 15 à 20 nœuds du côté de notre ami Eol, on ne pouvait rêver mieux. Un riz dans la voile, la flotte compacte des ministes a entamé cette belle histoire par un bord de prés serré jusqu’à la bouée de dégagement. Dès lors, un long bord de portant les attends jusqu’aux côtes galiciennes.

Le front de vent fort étant passé sur le Golfe de Gascogne, la descente vers l’Espagne s’annonce plutôt tranquille. Les concurrents vont sûrement devoir jouer avec le vent le long des côtes espagnoles avant de toucher de l’air un peu plus frais au niveau du Cap Finistère. L’arrivée à Madère est prévue dans un peu moins d’une semaine et promet d’être plutôt technique, cela présage de belles batailles sur les derniers milles. En effet, avant de fouler le sol du port de Funchal, situé au sud de l’île, il faudra contourner celle-ci et savoir tactiquer avec le dévent qui sévit une fois la pointe Est dépassée.

Allez Thibault : Bonne route, bon vent, bonne chance.

Avant de partir, Thibault m’a demandé à travers cette news, de remercier chaleureusement tous ceux qui sont venus à La Rochelle l’encourager et tous ceux qui l’ont harceler de coup de fils et autres textos. Toucher par votre présence et vos pensées, c’est avec une petite boule dans la gorge qu’il m’a glissé cette requête. Pensez à ce « monsieur » qui va traverser l’Atlantique, lui, c’est sûr, pensera à vous.

Suivez la course (classements et cartographie) :

En savoir plus : www.transat650.org


[ 11/09/2007 ]
J-4 : EN ATTENDANT DIMANCHE …

Les jours s’enchaînent à la Rochelle, et les concurrents à la Transat 6.50 voient le grand moment du départ approcher. La flotte accueille désormais 5 bateaux supplémentaires, la décision a été annoncée mardi par l’organisation pour le plus grand plaisir des 5 skippers choisis pour faire parti de l’aventure. Entre bricolage de dernière minute et contrôles obligatoires, le temps passe vite sous le soleil de La Rochelle.

Tout est prêt sur le bateau 576, Thibault occupe donc son temps à fignoler sur de petits détails, à améliorer son lieu de vie ou encore a discuter avec les autres skippers pour partager des conseils et des impressions.


[  ]

Le contrôle de sécurité ainsi que le contrôle de la pharmacie ont été passé avec brio, mais le moment fort de la semaine fut le marquage des voiles. En effet, le responsable des Blouses Roses de La Rochelle est venu rendre visite à Thibault pour l’aider dans ses collages d’autocollants de sponsors de la course ; mais il n’est pas arrivé les mains vides. Les voiles du bateau 576 « Les Blouses Roses – Colas » porteront fièrement jusqu’au Brésil, des rêves d’enfants matérialisés par un superbe dessin que les « bout choux » des hôpitaux de La Rochelle et de Bordeaux ont réalisé pour Thibault.
Au centre de la grand voile, bateau de viking, oiseaux, nuages ou encore soleil brûlant réchaufferont le cœur de notre skipper préféré lors de sa longue traversée. De quoi s’inventer de belles histoires !

 

[  ]

Demain, les enfants de l’hôpital de La rochelle viendront visiter le bateau. Thibault attend avec impatience ce moment pour les remercier de ce joli cadeau et leur expliquer avec passion quelle aventure exceptionnelle il va vivre dans sa petite maison secondaire vue sur mer.

Le compte à rebours a commencé, le décollage est imminent, pas d’angoisse, pas de stress, seulement des fourmis dans les jambes qui s’agitent d’impatience. Vivement Dimanche !


[ 06/09/2007 ]
J-9 POUR LE DEPART DE LA TRANSAT 6.50



Dans 9 jours, Thibault va enfin voir son projet aboutir en prenant le départ de la tant attendue Transat 6.50. Thibault et son bateau sont prêts à affronter les 4200 milles (7800 km) qui séparent La Rochelle de Salvador de Bahia au Brésil, selon le parcours établi par l’organisation.

Smile 2 et Thibault ont quitté leur fief de Douarnenez lundi pour rejoindre le port de La Rochelle qui attend d’accueillir les 84 concurrents avant le 6 septembre. Le convoyage s’est très bien passé, le bateau avance bien, il a fait la route à 7,5 nœuds de moyenne et une pointe à 14,8 nœuds. « Le passage du Raz de Sein sous spi fut un vrai plaisir, de bonnes sensations de glisse, j’ai une totale confiance en mon bateau. On va bien s’entendre lui et moi » Petite entrée en matière avant le grand départ prévu le 16 septembre à 11h00, au pied du Fort Boyard.

1100 milles séparent le fameux Fort du père Fouras de l’île portugaise de Madère ; mais avant d’apercevoir le port de Funchal, il faudra passer le Golfe de Gascogne qui peut s’avérer nerveux et capricieux surtout si les aficionados de la coque de noix 6.50 subissent un vent contraire.

La deuxième partie du voyage entre Madère et le Brésil, ne sera pas non plus de tout repos, notamment pour la traversée du fameux Pot au Noir qui peut s’avérer délicate et éprouvante pour les skippers. Mais Thibault est prêt, autant physiquement que mentalement. « Cela fait 3 ans que je me prépare pour cette course, j’ai bien travaillé, sur le bateau et sur le mental. Je suis « à bloc » surtout depuis la victoire sur la UK Fasnet »

Une petite semaine sera nécessaire pour rallier Madère, alors que plus de 2 semaines de route attend les concurrents pour goûter à la « Cachassa » du Brésil. La Transat 6.50 est considérée par beaucoup comme la plus difficile des transatlantiques et la meilleure école pour former les skippers de course au large. N’oublions pas que les concurrents réalisent cet exploit sans aucune assistance extérieure, pas de téléphone iridium, pas d’ordinateur et pas de routage possible.

Pour l’instant l’heure est aux dernières vérifications, à l’avitaillement et à la préparation de l’homme et de la machine à faire ce long voyage qui promet d’être pleins d’émotions.

Suivez la course grâce à la cartographie sur www.transat650.org



[ 12/08/2007 ]
COUP GAGNANT SUR LA UK FASTNET

Bonjour à tous,

Quelques nouvelles de Thibault, et elle sont bonnes. En effet Thibault a remporté vendredi matin la UK Fasnet, course sur laquelle il s'était engagé avec Vincent GAUDIN sur le Dingo Boréo.

Après un départ mitigé, sur lequel l'équipage est resté "un peu collé" au dire de Thibault, les 2 aficionados ont repris tout le monde pendant la première nuit et passé en tête au large des Scilly. Aux Fastnet, ils étaient 3ème au scratch et premier en bateau de série.

Sur le chemin du retour, même format, un départ en douceur et une remontée pendant la nuit. Puis se fut "la bulle", la zone de pétole où il faut prendre son mal en patience, mais rien de grave puisque tout le reste de la flotte se trouve dans le même bain. Dès le retour du vent, Boréo trace sa route et glisse facilement à une bonne vitesse jusqu'à Plymouth devant tout le monde.

Thibault et Vincent remporte donc avec tact cette belle épreuve anglosaxone en bateau de série, avec une 4 ème place au scratch, on peut dire que s'est une belle performance. Evidemment la fête était au rendez-vous aur Plymouth, ou les garçons ont arrosé (raisonnablement) leur victoire avec les copains.

Thibault s'élancera le 19 août en double sur la Mini Port Médoc. Un parcours de 250 milles qui débute et fini à Port Médoc en Gironde, en passant par l'île d'Oleron, Noirmoutier et le tour de lîle du pilier. On lui souhaite autant de bonheur et réussite que sur la UK Fasnet.

Fanny


[ 05/08/2007 ]
A PEINE ARRIVE, IL REPART

Bonjour tout le monde,

Voici quelques nouvelles de notre aventurier. Thibault est rentré de son périple en méditerranée, fin juillet. Juste à temps pour fêter son anniversaire avec les siens. Mais vous connaissez tous "l'animal", pas possible de rester trop longtemps sur le plancher des vaches.

Il voulait voir son Fastnet, il le verra. Puisque la mini Fastnet au départ de Douarnenez avait été annulée, Thibault s'est engagé avec Vincent GAUDIN sur la UK Fastnet au départ de Plymouth. 500 milles de parcours, avec une marque à passer aux îles Scilly avant de rejoindre le fameux rocher et de retourner à Plymouth par la même route. Il faudra environ 4 jours à l'équipage pour faire le parcours sur le 6.50 Dingo numéro 515, j'ai nommé BOERO Yacht Paint. Vous pouvez suivre les aventures des 2 compères sur le site internet: www.rwyc.org/rwdb/article/view.asp?id=225, but you have to speak english, of course !

Thibault vous a écrit un petit mot pour vous raconter ses aventures sur les 3 continents, il est à la suite, régalez-vous. A bientôt.
Fanny

Bonjour à toutes et à tous !

Tout d’abord, désolé de n’avoir pas donner plus de nouvelles avant… L’internet est pas super disponible à Trapani !

Comme vous l’avait dit Fanny, on a du s’arrêter et abandonner au port de Trapani en Sicile. Les raisons de ce premier abandon, depuis que je cours, sont multiples mais il faut partir du départ et je suis obligé de vous raconter l’histoire de Rodolphe le skipper de Tatami, le proto n°201, avec qui je suis parti.

En fait, Rodolphe « a coulé » pendant la Mini solo en mai dernier. Comme tous les mini 6.50 sont insubmersibles, il a dérivé entre deux eaux pendant 20 heures jusqu’à être récupérer avec le bateau et ramener à bon port. Au tant le dire clairement, le bateau en a pris un sacré coup et Rodolphe a perdu beaucoup d’équipements. Il s’est quand même battu pour être au départ et comme je m’étais engagé avec lui, et que je n’ai qu’une parole, je l’ai rejoint pour partir sur la Course des Trois Continents.

Il était clair que le bateau n’était pas prêt mais ça pouvait le faire… Mais Rodolphe avait besoin de participer à des courses pour engranger des miles qualificatifs pour participer aux grandes courses de la saison. Moi, plus je navigue, plus j’engrange de l’expérience, plus je progresse, donc c’est tout benef !

On prend donc le départ avec le bateau le moins prêt et avec le moins d’équipement ! Presque à l’ancienne ! Et on part plutôt bien car on est dans le coup direct en restant longtemps bord à bord avec C2O et Zigomar, Metalco choisissant de glisser clairement dans le sud. Le lendemain au matin on est dans les trois mais plutôt décaler dans l’est.

C’est pas vraiment là qu’on voulait être mais deux heures après le départ, le bout-dehors sur lequel est fixé toutes les voiles d’avant (Spis et gennakers) se désolidarise du bateau et cela nous prend prêt de deux heures pour bricoler une fixation de secours. Mais on est dans le coup ! Le vent de Nord Ouest qu’on était aller chercher nous rattrape et on commence à avancer fort vers la Sardaigne que l’on atteint dans la soirée suivante et on ré empanne en longeant la Sardaigne… Un peu trop tard et l’avantage est à ceux rester au large dont Metalco et C2O.

Pour nous, ça avance difficilement dans la journée qui suit et on arrive en face de San Pietro (qui était une marque de parcours) dans la soirée suivante… pas très bien placé et à moitié arrêté… Il nous aura fallut presque 14 heures pour contourner cette maudite île et on est quatrième ex æquo avec Ginette en proto et huitième au scratch… Derrière, le vent est annoncé et on glisse vers Malte. 6 - 7 - 8 … 12 … 15 nœuds … Là, ça y est c’est parti on va prendre du vent fort ! Sous grand spi, puis petit spi, puis solent, on a attaqué (trop ???) toute la nuit et au petit matin on est 4éme en proto et en scratch à 12 miles du troisième.

Tout d’un coup collision avec un Ofni, et on perd le safran bâbord… là ça se complique… on peut rester sur le bord bâbord mais en tribord ça ne va pas être simple… On décide donc de continuer tout droit vers Trapani que l’on rejoint en début d’après midi.

Après réflexion et listing des différents détails qui n’était plus en état de marche ou en sursis, on a décidé d’abandonner.

Première fois que je prends une telle décision, mais courir pour ne pas pouvoir être au même niveau que les autres et en plus casser encore plus de matériel, ca ne sert à rien !

Après près de 12 jours à Trapani, en attente d’une réponse de l’assurance sur un éventuel rapatriement du bateau par la terre, on est finalement reparti par la mer vers la France et Port Camargue en faisant une escale de 36 heures en Sardaigne.

Arrivé fin juillet, je vous envoie enfin des nouvelles :-)

Comme d’habitude, il y a plein de trucs positif et négatifs :

- on était dans le coup en météo malgré le 0 information que l’on avait de l’extérieur (pas de BLU, ni de VHF)

- on arrivé à faire avancer le bateau tant bien que mal aussi vite que nos concurrents malgré l’énorme manque de préparation du bateau et l’âge des voiles

- Quand même près de 1200 miles parcourus !

La suite du programme UK Fastnet avec Vincent Gaudin sur son Dingo 6.50, le même que le mien, départ le 5 août après avoir travaillé sur le bateau dans la semaine.

A bientôt

Thibault



[ 06/07/07 ]
C'EST FINI POUR TATAMI !!!

Pas de chance pour Tatami, une avarie de safran, survenue Jeudi, a contraint Thibault et Rodolphe à faire escale à Trapani pour tenter de réparer.
Malheureusement les dégâts étant trop important, l'équipage se voit obligé d'abandonner et cherche actuellement un moyen de ramener le bateau en France.

Un petit coup au moral, mais rien de grave, l'entrain et la bonne humeur légendaire de Thibault saura remettre d'aplomb les nerfs de l'équipage.

Dès son retour, Thibault se fera un plaisir de vous raconter son périple et ses rebondissements.

En savoir plus : www.lestroiscontinents.com


[ 02/07/07 ]
LES SIRENES DU PORT D'ALEXANDRIE...

Fastnet annulé ! Grosse déception pour Thibault qui attendait cette course de légende avec impatience pour en découdre avec ses camarades de la classe Mini. Quelques milles en moins dans son calendrier ? Pas question.
Qu’à cela ne tienne ! Thibault est descendu vendredi à Marseille pour disputer la course « Les 3 continents » avec Rodolphe Veyer sur le Mini numéro 102 qui porte le nom de TATAMI.

Cinq jours à errer sur les pontons de Douarnenez, il y a 2 semaines en attendant désespérément que le comité de la Mini Fastnet lance le départ vers cet illustre phare accroché à son rocher. Déception, le jeudi, lorsque la douloureuse décision est prise d’annulé l’épreuve. Certains se rangent du côté des organisateurs, d’autres auraient souhaité partir, « mais oui, ça l’fait » entendait-on sur les pontons. Thibault faisait évidemment parti de ceux qui auraient pris la mer quoi qu’il arrive. Face à cette frustration de rester à terre, Thibault a décidé de rejoindre Rodolphe Veyer à Marseille pour vivre avec lui l’aventure des « 3 continents ».

« Les 3 continents » c’est la première course Mini qui vogue vers l’Orient. Un départ de Marseille, direction Alexandrie, avec une escale à Malte, on pourrait croire que Thibault est parti en vacances. Mais c’est bel et bien pour un parcours difficile de 1700 milles qu’il s’est engagé. Une première étape de 750 milles mèneront les 13 bateaux inscrits jusqu’à Malte avant d’entamer la grande descente vers l’Egypte pour 950 milles de navigation.

Arrivé vendredi soir après une traversée expresse de la France, Thibault s’est tout de suite mis au travail. En effet, par définition, un mini n’est jamais prêt. Au programme bricolage, bidouillage, vérifications, passage de la jauge, ravitaillement… Rodolphe et Thibault on même hésité à participer au prologue samedi pour finir la préparation de leur bateau, mais l’occasion était trop belle de naviguer ensemble et de prendre leurs marques. Sans vouloir trop tirer sur leur monture, ils finiront 10ème de ce prologue. « Une première mise en jambe concluante » m’a confié Thibault samedi soir.

Dimanche 14h00 : top départ de la traversée !

Sous un magnifique soleil et un vent un peu faible, les 13 Minis ont quitté le port de Marseille sous l’œil bienveillant de Notre Dame de la Garde. La première nuit en mer fut apparemment humide et peu ventée. Ce matin les compères avançaient comme qui dirait au ralenti, entre 1 et 3 nœuds, mais au moins le soleil est présent. Et oui j’hésite à vous en parler, amis du nord de la France qui profite de l’humidité d’un mois de juillet bien arrosé, mais « monsieur Reinhart » vogue sur des eaux à 27°… No comment !

L’option météo choisie par notre équipage a payé, il s’était écarté à l’ouest de la route directe pour éviter une bulle d’air sur la gauche et profiter de « la bascule » du vent. C’est chose faite, le vent est passé Nord-Ouest. A l’heure où je vous écrit (17h), « Zéphir » est de retour sur la flotte des minis, Tatami vogue à 7,9 nœuds sous spi et pointe à la 5ème place à seulement 11 milles du premier.

Les prévisions météo semble plutôt bonnes pour la suite, ce mistral forcissant de Nord-Ouest devrait accompagner la flotte jusqu’à Malte. Mais restons vigilent, le mot prévision prend toute sa signification quant il s’agit de prévisions météo en mer méditerranée.

Si les prévisions s’avèrent exactes, Thibault et Rodolphe devraient arrivés à Malte Samedi prochain. J’essaierais de vous donner quelques nouvelles d’ici là.

A bientôt

Fanny Evenat
fanny.evenat@wanadoo.fr
06 70 47 67 95

Au Fait, qui suis-je ?
Je suis Fanny, colocataire et néanmoins ami de Thibault. Je suis en charge de la communication autour du projet Mini de Thibault. Je vous enverrais donc régulièrement des nouvelles de lui quant il est en mer.


En savoir plus : www.lestroiscontinents.com


[ 31/05/07 ]
Open demi-clé... Première course de la saison !

Bonjour à toutes et à tous,

Voici quelques nouvelles fraîches du bateau "Les Blouses Roses - Colas":

Aux dernières nouvelles, je descendais à La Rochelle pour le Mini-Pavois, dont j'espérai prendre le départ... C'était sans compter sur cette liste d'attente qui n'a pas diminué...
Ils sont partis et je suis resté deuxième "planté sur le ponton" !

 

[  ]

Les organisateurs m'avaient demandé de ne pas partir en pirate, ce que j'ai respecté... mais qu'est ce que ça était dur d'être si prêt et regarder partir les autres. Mais bon, c'est les règles et il faut les respecter !

J'ai ensuite enchaîné par le Challenge Screg avec l'équipage de Colas Centre Ouest, toujours à la Rochelle. Tout c'est bien passé et nous finissons 12ème au scratch avec "Charly", un 31.7. Ca fait toujours bizarre de refaire des navigations en équipage, tellement différentes de celles en solitaire, c'est plus sympa de partager des moments de mer !

Je ne pouvais pas repartir de La Rochelle sans faire un petit tour chez les Blouses Roses locales, Claudie et Yves ! Je les ai suivit pendant deux jours dans leurs activités auprès des malades et des personnes agées :
Avec Yves, nous sommes aller au Foyer-Logement des Minimes pour suivre la chorale et je suis allé au service de pédiatrie de l'hôpital avec Claudie où j'ai pu admirer le dessin qui ornera ma grand-voile lors de la Transat 6.50.
Pour information, chaque bateau de la Transat va avoir un dessin d'enfants dans sa grand-voile; nous avons obtenu de l'organisateur que ce dessin soit réaliser par des enfants hospitalisés de La Rochelle et de Bordeaux.

Après ce périple Rochelais, j'ai mis le cap vers Locmiquélic pour prendre le départ, enfin, de ma première course de la saison !
Au programme, départ devant Groix puis une bouée à virer au Sud de Belle-Ile puis la chaussée de Sein pour finir à Douarnenez ! 200 miles en doubles avec comme équipier Gwenaël Riou !

On prend un super départ : on passe deuxième bateau à la bouée de dégagement ! Juste derrière Actual d'Yves Le Blevec! Puis longue descente vers Belle-Ile... Et la surprise .... Les bateaux nous passent tous les uns après les autres... Bizarre mais on est encore au contact ! Arrivée le long de Belle-Ile, grosse bulle sans vent dans laquelle viennent se planter tous les bateaux! On décide donc de contourner la bulle... Ca l'a fait jusqu'a 2 miles de la bouée quand le vent est revenu pour nos concurents et nous finissons au près alors qu'ils glissent tranquilement vers la bouée ... Résultat... on passe dernier à la bouée "les galères" (c'est son vrai nom !).

Bon, maintenant il va falloir tous les remonté ! On repart au près vers la baie d'audierne et la chaussée de Sein... à fond !
Jamais je n'ai senti le bateau si rapide ! Les nouvelles voiles, le travail de cette hivers sur le bateau, je ne saurai dire ce qui a changé mais au petit matin on est dans les 15 au sratch ! On a remonté au moins 30 bateaux dans la nuit !

On attaque la remontée de la baie d'audierne dans la matinée et on décide de se placer à gauche du plan d'eau car le vent reste à gauche depuis la fin de la nuit... Si il ne tourne pas, on passe tous ceux qui sont plus à droite dans la baie, dont les premiers séries... mais énorme bascule à droite... et tous nos petits camarades de droites passent.... grrr...

Après la chaussée, nous arrivons à repasser 4-5 bateaux avant d'entrer dans la baie de Douarenez, et on file vers l'arrivée sous spi... mais la encore gros déficit de vitesse et on se fait passer par deux bateaux dans la baie.... Décidement, il se passe quelque chose avec le spi... On finit vers 11 heures du soir à la 31 place au sratch et 16 en série !
Déçu ! On a bien naviguer mais il a manqué quelque chose ...

Les points négatifs :
- Le spi... c'est un drâme... après discussion avec d'autres coureurs de la course, il semblerait qu'il soit mal taillé... il est donc de retour sur le plancher de chez Incidences... Affaire à suivre !
- Une prise de risque un peu trop importante dans la baie d'audierne qui nous fait perdre une partie des miles récupéré dans la nuit !

Les points positifs :
- La vitesse du bateau à toutes les allures (excepté sous grand spi...) ! le bateau va bien comparé au reste de la flotte !
- Le bateau est archi prêt ! Rien a casser, tout coulisse, roule ! Jamais le bateau n'a été aussi prêt !
- La remontée au prés ! Un seul proto nous ai passé devant dans la nuit !

Voila pour les news ! Autant dire que j'attends avec impatience mon nouveau grand spi ainsi que la prochaine course : Le Trophée MAP ! Départ le 7 juin de Douarnenez !!!

A bientôt !

Thibault


[ 16/04/07 ]
Champion rejoint le projet

La liste des partenaires techniques a encore grandi avec l'arrivée des supermarché Champion.
Ils me fournissent l'ensemble de mon avitaillement pour la saison 2007.
Merci à eux !

En savoir plus : sur les supermarchés Champion

 

[ 30/01/07 ]
Bonne année à tous

Bonne année à tous !

De grandes nouvelles sont arrivées avec cette nouvelle année 2007!

En effet, je suis maintenant qualifié pour la prochaine Transat 6.50 2007! Départ le 16 SEPTEMBRE 2007 à la Rochelle !
De plus, deux nouveaux partenaires viennent de signer avec le projet

Colas Centre Ouest renforce son partenariat et devient le partenaire principal du projet. Le bateau va donc désormais porter les couleurs du VEGECOL qui est un produit développé par le Groupe Colas.
Ce nouveau liant routier, produit à partir de matières premières issues de l'agriculture, est un réel substitut au bitume.

DELASIA devient le deuxième partenaire du projet.
En proposant une gamme de plats frais préparés, élaborés fidèlement selon des recettes exotiques, Delasia répond à la tendance culinaire actuelle la plus marquante: une cuisine-découverte, alliant qualité et facilité.
Nous allons développé ensemble une gamme de plats que je pourrai embarquer sur la Transat.

Côté bateau,
Smile² est sorti depuis un mois et est parti se refaire une beauté dans son chantier de naissance (Marée Haute).
Au programme: une nouvelle carène, un check complet de l'ensemble du bateau et du gréement, un allégement de l'intérieur et milles et une petites choses notées au cours de la saison passée...
Objectif : Retour à l'eau du bateau mi-février pour attaquer les entraînement fin février avec un bateau prêt et validé.

Côté événement,
Un baptême du bateau est prévu autour de mi-février à la sortie du chantier à Trégunc. Je vous communiquerai la date dès que possible.
A suivre également, un relook du site Internet d'ici un mois.

Voila pour les nouvelles !

Encore bonne année à tous et à bientôt !

Thibault



 

[ 26/09/06 ]
Dossier de retour média et fonds d'écran disponibles

Pour télécharger le dossier de retour média ainsi que les fonds d'ecran aux couleurs du projet suivez le lien "en savoir plus"

En savoir plus : Sur le dossier de retour média et les fonds d'écran


[ 12/09/06 ]
Un test grandeur nature
Etape retour des Sables - Les Açores

Bonjour à toutes et à tous !

Après 3000 miles en solo, 2 étapes éprouvantes et une escale fantastique, je pose enfin mes sacs à terre !
Voici en quelques lignes la deuxième étape de Horta aux Açores aux Sables d'Olonne. Le départ était initialement prévu le Mardi 15 Août à 11h, mais au réveil le vent soufflait en rafales de plus de 40 noeuds. Le comité de course a sagement pris la décision de retarder le départ d'une journée.
C'est finalement le mercredi 16 à 13h02 que le départ de cette deuxième étape a été donné entre les îles de Faial et Pico.

Par rapport à la situation météo de départ, le routage prévoyait du près pendant les trois premiers jours avec pour objectif de gagner dans l'Est pour fuir le retour de l'anticyclone sur l'Archipel, puis de contourner une dorsale en approche des côtes Ibériques et enfin d’entamer une longue glissade dans le golfe de Gascogne pour rejoindre l'arrivée aux Sables. En bref, le vent allait mollir par l'arrière, il fallait donc que je parte devant et j'étais assuré de garder plus de vent que mes concurrents. J'avais 10 heures à récupérer sur les premiers et tout était encore possible !

Je décide donc de mettre le cap vers l'Est après le départ et je suis le troisième à virer dès la sortie des îles. Au petit matin, bonne nouvelle, je suis classé 3ème en série à 5 miles du premier et avec déjà 10 miles d'avance sur le 4éme ! J'ai réussi à prendre le bon wagon !
Les deux jours suivants se sont passés comme prévu : au près ! Notre trio (Thomas Bonnier 485, Vincent Barnaud 472 et moi) a continué de creuser l'écart sur nos concurrents directs (dont Francisco Lobato, vainqueur de la première étape en série) jusqu'a avoir 20 miles d'avance! Au classement journalier, une chose parait quand même bizarre, Gerard Marin (4éme de la première étape) est classé bon dernier à 250 miles de notre groupe...
Il y a de l'option météo dans l'air ! Mais où est il parti ???

Les classements que l'on peut capter à bord à l'aide de notre radio BLU ne nous donne que la distance au but de chacun et non leur position... Nous passons donc notre temps à imaginer les positions de nos concurrents directs ! Plus au Nord ou plus Sud ... "That is the Question !"
Et après plusieurs jours de course et pas mal de fatigue accumulée, le problème se complexifie franchement et il nous est impossible de savoir vraiment où sont ceux que l'on n'entend pas à la VHF (radio émetteur/récepteur du bord qui capte dans un rayon de 20 miles autour du bateau)...

Au bout du troisième jour, la météo décide de changer. L'anticyclone s'offre une balade vers l'Espagne et s'installe pile sur la flotte ... Aïe Aïe Aïe ! Entre 2 et 4 noeuds de vent pendant deux jours. Je comprends assez vite que le centre de l'anticyclone nous est passé dessus et qu’il me faut essayer de gagner vers le Nord pour toucher de nouveau du vent.
Faire route au 330°, soit à près de 100° de la route directe, c'est dur pour les nerfs! La distance au but augmente au fil des heures... Le contact radio avec les concurrents directs est interrompu... La fatigue venant s’ajouter, j’hésite, je me questionne et finis par craquer pour finalement me recaler sur la route directe ! La raison reprenant le dessus, je réalise que le premier choix était le bon et reproduit le schéma plusieurs fois… Au final, j'arrive à me recaler plus Nord que mes deux compères du départ, à hauteur des poursuivants qui avaient choisi dès le départ l’option Nord.
Après deux jours de pétole complète, le classement est complètement chamboulé : Gerard Marin caracole en tête avec près de 100 miles d'avance sur le deuxième et je me retrouve classé 5ème ! La bonne nouvelle est que je suis devant Thomas Bonnier et Vincent Barnaud qui sont toujours scotchés alors que je file maintenant à 4 noeuds sous spi et sur la route !
L'anticyclone est maintenant derrière nous et il faut attaquer l'approche du golfe de Gascogne et le retour à la maison dans un flux W-NW apporté par l'approche d'une dépression.
C'est reparti pour quatre jours à fond sous spi :-)) ... jusqu'à l'arrivée aux Sables d'Olonne ! Que du bonheur !

Pendant deux jours, tout allait bien, les réparations faites à Horta avaient toutes tenues, j'étais à fond sur la vitesse pour essayer de rattraper le plus d'heures possibles sur Gerard Marin qui était maintenant à 250 miles de moi!
Pendant l'avant dernière nuit, alors que je faisais une sieste, le petit pilote avec lequel je naviguais depuis le départ de la course a décidé de planter... Réveil avec le bateau à l'abattée, tout en vrac dans le bateau et sur le pont... perte du Genaker... réparation de la drisse de tête arrachée... Grrr...
Après 2 heures de bataille acharnée, je remets le bateau sur la route sous petit spi avec mon gros pilote. La pâte de raccordement entre la barre et le vérin hydraulique a pris un jeu tel que le pilote avait du mal à tenir le bateau sous spi... mais ça allait encore ! Le vent est monté et je me suis vite retrouvé bloqué à la barre à 350 miles de l’arrivée ! Dès que le vent mollissait un peu, je mettais le pilote et j’allais manger et dormir un peu.
Douze heures plus tard, nouveau réveil tonique… Le petit spi en gigantesque cocotier (nœuds et tours sur lui-même) autour de l’étai, de la drisse de foc et du bas étai. Je ne pouvais maintenant plus rien envoyé en voile d’avant…Après 30 minutes de tentatives de démêlage, je décide de monter au mât. Mais je n’avais aucun système pour m’assurer et après avoir imaginé tous les dispositifs, j’abandonne l’idée bien trop dangereuse.
L’unique solution qui me restait était de découper mon petit spi et de le descendre centimètre par centimètre… Ahhh !!! Après deux heures d’horreur, j’avais récupéré la drisse tant convoitée !
J’avais le choix entre le génois bien trop lent et trop petit ou le grand spi bien trop grand et instable pour les 20-25 noeuds de vent… Je choisis l’option grand spi sans sommeil pour les 36 dernières heures de course… C’était fou !!! Jamais je n’avais imaginé mon bateau si rapide et tenant autant de toile dans autant de vent… une pointe à 18.9 noeuds !!! Bref, ça l’a fait jusqu’à l’arrivée mais que de sueurs froides sous les grains à plus de trente nœuds !!!

Je passe finalement la ligne d’arrivée à 14h02 le samedi 26 août ! Quel accueil et que de bravo tout au long du chenal des Sables, près de 50 personnes sur le ponton… C’était vraiment génial !

Au final, je finis 7ème en série et 18ème au scratch cette seconde étape, ce qui donne 9ème en série et 24ème au scratch au classement général.

La course « Les Sables –Les Açores - Les Sables» s’est révélée être très éprouvante aussi bien pour les bateaux que pour les skippers (12 abandons sur les 70 partants), avec des situations tactiques et météo complexes (dégolfage, anticyclone des Açores, atterrissage dans l’Archipel…).
Selon les anciens ministes, cette course était plus dure et plus tactique que la Mini.

Au bilan de cette course de 2600 miles, soit la moitié d’une Mini-Transat, je suis content :
- de l’avoir fait !
- du bateau que je savais rapide mais pas à ce point là (18.9 nds…)!
- d’être resté tout au long de la course dans les dix premiers du classement série
- de mon organisation à bord (sommeil, repas, énergie …)
- d’avoir réussi à capter la météo tout au long de la course
- de la préparation générale du bateau

Par contre, je regrette :
- de mettre trop attaché au classement quotidien qui m’a retenu d’aller à fond dans mes choix tactiques
- de n’être pas parti avec un jeu de voile plus récent et plus équilibré (mes voiles ont maintenant plus de 8000 miles en 3 ans et commence à être sérieusement usées)
- la fiabilité de mes pilotes automatiques

Voilà, voilà ! Maintenant, retour à terre et à tout ce qui va avec !

Je vous tiendrai au courant du programme de l’hiver dès que possible.

Bonne rentrée à toutes et à tous !

Thibault


[ 14/08/06 ]
Arrivee 10ème en serie a Faial
Le couteau entre les dents pour le retour

Salut a tous !

Tout d'abord, desole pour les accents manquants.... il n'existe pas sur les claviers portugais....

Je suis arrive a Horta de faial ! Et quelle navigation !!!
Je finis 10 eme sur 34 en serie a 10 heures du premier et 25 eme au scratch sur 72 partants !

Voici un petit resume de ma course :

Sortie du chenal des Sables d'Ollones super emouvant... quittez les sables pour une course en solo ca rappele un certain Vendee globe .... et les sablais savent faire !!!

Beau depart avec beaucoup de tension... c'est pas tous les jours que l'on part pour une si longue course en solo. Je sort pas mal et au petit matin je suis pointe 3 eme en serie ! Ca part super bien !

Apres, il fallait negocier un front qui nous envoyait une trentaine de neuds avec une bascule du SW au NW, je ne pousse pas assez au nord et au matin je retrograde a la 16 eme place .... grrrrr .... Ca ne va pas être simple !!!

Nous attendions tous une bascule du NW au NE apres mais on a presque tous bute sur le cap FINISTERE avec du vent du SW .... le degolphage se merite !!! Apres une bataille de virements et trois jours de course, la pointe iberique est derriere et je suis pointe 6 eme en serie !

Et pour les 900 miles qu'il me reste a parcourir, du NE 20 - 25 noeuds !!! A fond !!! 8.3 neuds de moyenne !!!

Je n'ai pas assez glisse dans le Sud ce qui explique les quatre places que je perd sur cette descente ! Mais que de surfs a plus de 15 nds !!! et un nouveau record: 17.9 !!!

Magnifique arrivee aux Açores !!! C magnifique !!! On se demande ce que fond ces îles au milieu de l'atlantique !!!

J'ai bien prepare le bateau pour le retour sur lequel je part le coutreau entre les dents !!! Bien decide a reprendre les dix heures que j'ai pris sur la premiere etape !!!

N'hesitez pas a suivre la course sur le site http://www.lessables-lesacores.com, la cartographie est super bien faite !

Je vous envoie a tous plein de soufles de cachalot et de brises du milieu de l'Atlantique et a bientot en France !

Thibault

En savoir plus : sur la course


[ 18/07/2006 ]
COLAS-Centre Ouest embarque avec Thibault

C'est sous les couleurs du groupe COLAS que Thibault va courir la course Les Sables d'Olonnes - Les Açores - Les Sables d'Olonnes.



En savoir plus : sur le groupe COLAS

 

[ 27/07/2006 ]
Feux vert pour le départ
Préparation et prologue

Après 4 jours de préparation sur place,
tous les contrôles (sécurité, médicales, voiles ...) sont maintenant passés ! Thibault est maintenant paré pour attaquer la course !

J-4 avant le départ...

Hier, le prologue de la course c'est disputé en baie des Sables d'Olonnes.
L'équipage était composé de Thibault, d'Anna (une jeune espoir de l'optimist du club local SNS) et Jean Louis Le Samedy du groupe COLAS Centre Ouest.

Tout c'est bien passé et l'équipage est rentré avec le sourire ! Anna a presque barré toute la manche dans un vent très faible, tandis que Thibault et Jean Louis étaient à la manoeuvre.
Ils finissent 24 ème en série ... mais la légende dit qu'il faut se faire le plus discret possibles sur les prologues de courses !
Maintenant ligne droite vers les Açores !


En savoir plus : sur le site de la course


[ 13/07/06 ]
Smile² et Thibault sont maintenant qualifié !!!
Cap sur les Açores ... J-17 du départ des sables

Salut à Tous !

Juste un petit mail pour vous annoncer que je suis maintnant qualifié pour la Course des Acores ainsi que pour la Mini-transat car mon parcours de qualification hors courses à été "définitivement validé" et que j'ai effectué plus de 1000 miles en course (1200 miles) !!!

Je serais donc au départ des Sables d'olones-Les Açores-Les Sables d'olones !
N'hésitez pas à venir me voir au départ, le 30 juillet à 14h aux sables d'olones ou la semaine de préparation juste avant.
Sinon, Helene doit s'occuper du suivi de la course pour moi, elle devrai mettre à jour le site et vous envoyer des nouvelles fraiches de la course qu'elle suit pour moi ! au passage un grand merci à elle ;-))

Le bateau est prêt ! J'ai passé tout le mois dernier dessus et je suis en train de fignolé les derniers détails. Je descend probablement mardi et je serai sur le site dès vendredi.

Sans ca, je reviens de la Mini-Max, course du bassin Atlantique, à laquelle j'ai particpé sur TATAMI, le n°201, le prototype de Rodolphe Veyer.
La course(aler retour Port Camargue-Ajaccio) s'est disputé dans une mollase complète... dur dur pour le bateau qui est plutôt un bateau de brise...
Nous finissons quand même à la 11éme place en prototype et 18ème au scratch ! Un grand merci à Rodolphe de m'avoir invité à son bord !

Comme d'habitude, n'hésitez pas à faire suivre ce mail et à télécharger la plaquette de présentation du projet.

Bon vent d'été à tous !!

Thibault


En savoir plus : sur la course des Acores


[ 23/06/06 ]
Mini-Fastnet 2006
une course aux avants-postes

Tout d'abord bonjour à tous !

Comme d'habitude avec un peu de retard (c pas simple de tout gérer seul ...), voici le contre rendu de la Mini-Fastnet 2006 à laquelle j'ai participé avec Nico de Castro. Le départ de cette course mythique vers le phare du Fastnet a été donné à 12h45 le dimanche 4 juin (après 2 faux départs...)

Nous partons super bien et nous sortons premier bateau de série et 9ème au scratch sur 98 bateaux. Autant dire que ça partait sur les chapeaux de roues... Jusqu'au passage du four, nous sommes encore dans les 20 premiers avec les protos ce qui nous a bousté toute cette première journée.

Ensuite cap sur le phare de WOLF ROCK de l'autre côté de la manche. Notre routage météo que nous avions au départ nous prédisait une rotation du vent à droite d'une vingtaine de degré et nous étions positionné en fonction sur le restant de la flotte. Mais la rotation ne s'est pas faite à droite mais à gauche.... et de 80 degré... dur dur dur... nous passons 45 à Wolf ROCK avec près de 5 miles de retards sur les premiers...

Là, on était énervé ! Et on a été a fond jusqu'au Fastnet en jouant avec l'anticyclone (merci La Crosse Technology pour le baro qui a été l'Outil indispensable de cette partie du parcours). Nous passons 25 au scratch et 10ème en série au phare du Fastnet avec les 2ème et 3ème en série à moins de 1 miles. Mais la, énorme molle... on a passé deux heures au pied du cailloux à regarder les autres s'en aller ... grrrrr... mais c'était un peu pareil pour tous ceux devant nous ! C'était un peu comme un nouveau départ !

Les prévisions que nous avons réussi à capter avec la BLU nous annonçait un vent de 20-25 noeuds d'E tournant SE. Nous décidons d'aller chercher sur ce long bord de retour vers Douarnenez cette bascule de vent en glissant un peu plus que nos adversaires... Mais encore une fois, la météo nous joua des tours ... Ceux qui ont été plus à gauche ont eu un vent plus favorable que nous et la bascule de vent est venu bien plus tard que prévu... Au final nous arrivons dans un vent très faible en mer d'Iroise le vendredi soir et nous avons mis près de 16 heures pour rejoindre la ligne d'arrivée ! Au final, nous finissons 11ème en série sur 58 et 32ème au scratch sur 98. On est quand même content de ce résultat à la vue des conditions météo relativement tordu que nous avons rencontrées !

Sans ça, je veux remercier Nico de Castro pour m'avoir accompagné et superbement secondé. Navigué avec lui a été un grand plaisir, nous étions en accords sur la marche du bateau, les options tactiques, la vie à bord ... Bref, un super équipier !!! Encore merci a lui et on a déjà décidé de prendre notre revanche l'année prochaine si ces dispos lui permette! Affaire à suivre !!!

Maintenant, j'ai finit mon programme de courses qualificatives et je travaille sur le bateau au port de Douarnenez pour être fin prêt pour la course des Açores qui part fin juillet. Je vais juste prendre une semaine pour aller courir la Mini-Max en Méditerranée avec Rodolphe Veyer sur son proto TATAMI. Je vous tiendrai au courant.

Pour finir, je suis toujours à la recherche de partenaire pour le projet. N'hésitez pas à télécharger la plaquette de présentation du projet et à la faire suivre autour de vous. Merci d'avance et à bientôt !
Thibault


[ 30/05/06 ]
Select 6.50 - Parcours de qualification - Trophée MAP
Ca y est ! Thibault est qualifié pour les Açores !!!

Après un mois de navigation intensive, près de 2000 miles en solo, j'ai rempli toute les conditions pour être qualifié pour la course des Açores qui part fin juillet.

Voici le résumé de ce mois à fond :
- Select 6.5O:
Après un départ super chaud avec 80 bateaux dans la baie de la Baule, je grapille plusieurs places à la tombée de la nuit et je passe 4ème en série et 15 au scratch au premier passage de Belle-Ile. La jourrnée suivante se passe plutôt bien et je passe un peu moin bien à Yeu mais toujopurs dans le bon paquets.
La descente vers Port Bourgenai s'est faite dans la petole (pas de vent) ... J'ai réussi à garder une super speed et au petit matin au passage de Yeu je suis 1er en série et 7 au scratch !!! J'ai réussi à tenir jusqu'au retour à Belle Ile .... et la le drame ... je suis resté pendant douze heures sans vent ... et je pert près de 40 places... je fait 53 ème et 27 en série....
Grosse grosse déception mais quand même super content d'avoir validé des miles qualificatifs pour la Mini et pour la course au Açores.

-Le parcours de qualification :
De retour à Douarnenez Dimanche, je me suis immédiatement préparé pour partir en "qualif".
Je part finalement le mercredi 10 mai à 17 heures en compagnie de Bertrand avec son Super-Calin et Benoit avec son Pogo 2, deux bateaux de série.
La montée en Irlande s'est faite dans la brume la plus complète avec très peu de vent au près .... le rail de Ouessant a été un passage pas super rassurant .... mais je passe Vendredi soir le bateau Phare de Conninberg, point de passage du parcours. J'ai alors dèja 15 miles d'avance sur mes deux compères.
La descente dans la manche a été aussi molle que la montée et je passe la pointe bretagne Lundi dans la soirée.
Après j'ai eu des supers conditions... Une descente jusqu'a l'Ile de Ré à dix noeuds de moyenne !!! A fond sous genaker!!! avec un vent de 15 noeuds de SW qui à tourné au SE dès mon passage sous le pont de L'ile de Ré, le mardi vers 19h, pour une remontée à bloc sous spi !!! Pointe à 15 noeuds ... mmmmm ....et près de 100 miles d'avance sur mes deux compères
Heuresement que je suis allé vite car à l'approche de la pointe bretagne, le vent s'est levé et il est resté super fort pendant près d'une semaine, obligeant mes collègues à s'arréter en route !
J'arrive à Douarnenez le Jeudi matin après une navigation de 1000 miles en 7 jours et 14 heures !!!

- Trophée MAP:
cette course à été particulière car elle s'est pasé entièrement dans la brume.... donc pas de visibilité sur la route et sur les autres concurents... L'ambiance à été assez bizarre pendant cette course ... J'ai donc essayé d'aller le plus vite possible en étant le plus possible sur la navigation.
Et après une course poursuite de 200 miles à travers les Glénans, l'ile de Groix et l'Ile de Sein, je rentre dans la baie de Douarnenez en me rendant compte que je sui pas mal placé alors j'ai essayé d'attaquer à bloc, malgré la fatigue accumulé sur les trois dernières semaines,... je finit 7ème en série et 21 au scratch! Je suis super content de ce résultat car je suis pas vraiment parti très en forme... et mes voiles commence à accuser tous les miles que j'ai fait en mini... Donc Top !

Bref, je suis maintenant qualifié pour la courses des Açores, ce qui était le premier objectifs de ce mois de nav.
J'ai pu me rendre compte que j'étais rapide malgré mes voiles vraiment fatigué, que je n'ai pas fait trop d'erreur en tactique. Ce qui est super positif.


[ 01/03/2006 ]
Arrivée et premier entraînement à Douarnenez

Ca y est !!! Le bateau est enfin amarré dans son port d'attache (Douarnenez) depuis le 23 février.
Le convoyage en compagnie de Serge Calvez, patron du chantier Marée Haute, m'a permis de valider l'ensemble du bateau et de régler les derniers détails sur mon équipement et mon accastillage.

Dans la foulée, j'ai enchaîné par le premier we d'entraînement du « pôle 6.50 de Douarnenez. » Tout s'est bien passé, malgré un pilote automatique récalcitrant qui m'a "obligé" à prendre à mon bord Stan, un autre membre du pôle de Douarnenez encore sans bateau.
Fort de la préparation des deux derniers mois, le bateau c'est très bien comporté face à l'armada de Pogo2 (autres bateaux de série). On a remporté la plupart des parcours de ce we orienté sur les manœuvres.

Pour le pilote, j'ai réglé ça lundi, maintenant tout fonctionne parfaitement.

Prêt pour attaquer le we prochain, le deuxième entraînement de la saison.


[ 17/01/2005 ]
On s'entraîne à bloc !!!

Cela fait maintenant 1 mois que le bateau est à l'eau, et j'arrive à sortir presque tous les jours!!!
Cette période de test me permet de valider l'ensemble de mes différents choix, ainsi que de fignoler les derniers détails...
J'en profite pour naviguer avec plein de gens différents, histoire de prendre des idées à tout le monde!!!

Pointe du bateau : 15.9 Kts (GV 1 ris, solent, petit spi)..... :-))



[ 14/12/2005 ]
Enfin à l'eau
Après 6 mois de chantier Smile² retrouve enfin la mer

Et c’est cet après-midi que Smile² a enfin touché l’eau dans le Minaoet près de Concarneau. C’est une première étape du projet qui est passée… maintenant il reste plein de choses à faire!!!
Le bateau est en ce moment sur Port La Forêt où je fignole les derniers détails avant de mettre les voiles vers Douarnenez pour attaquer la saison d’entraînement début janvier…